On aura beau dire, mais pas de photos ni vidéos sans matériel photo et vidéo !
En vrai de vrai, tout commence avec ce vieil appareil photo qui appartenait à ma mère. C’est là dessus que j’ai pu faire mes premiers clic-clac. (début des années 1970 )

Ensuite il y a eu ce pocket gagné dans une tombola aux environs de 1980, mon premier appareil perso. Une tombola peut donc modifier le cours d’une existence.

Bien sur il s’agissait uniquement de faire des photos souvenirs. Il ne fallait pas s’attendre a une qualité exceptionnelle avec se genre de gadget. Quand on est issu d’un milieu plus que modeste on se contente du possible. J’ai conservé ce petit joujou jusque vers 1990, ensuite je l’ai donné à une voisine.
Zenit, mon premier « vrai » appareil photo ( reflex ). Fabrication russe, très costaud mais aussi très basique.De bon clichés avec l’ objectif 44 mm, mais une gamme limitée de téléobjectifs, car oui ! très tôt est apparue l’envie de photographier la faune sauvage et très vite est arrivée la déception. Matériel bas de gamme égal photos bas de gamme. Quand on est ouvrier et qu’on démarre dans la vie, encore une fois on se contente du possible.

Le Zenit à fini par être remplacé par un Praktica, un appareil dont je ne me souviens pas beaucoup si ce n’est que j’ai fini par avoir des problèmes avec la manette d’avancement de la pellicule.

Ensuite j’ai acheté un premier caméscope VHS ( panasonic je crois ) , mais là aussi, pas cher et bas de gamme donnent des résultats mitigés.
Fin des années 1990, suite à mon déménagement vers l’Ardenne belge, je décide d’acquérir un matériel plus récent et perfectionné … j’entre dans l’ère Minolta ! Le premier sera le Minolta dynax 404si avec un objectif transtandard et un petit téléobjectif de 300 mm, mon premier boitier avec avancement automatique de la pellicule. De quoi commencer à faire des images un peu sérieuses.

Une fois de plus, pour l’animalier le 300 mm avec son ouverture pas terrible est vite devenu insuffisant.
Direction Namur, pour acheter un objectif d’occasion. J’entre dans l’ère sigma ! Le sigma 400 mm F 5.6 s’il vous plait ! acheté une bouchée de pain … c’était vraiment de l’occasion.

Même si je savais qu’on est loin de la qualité des téléobjectif pros avec des ouverture de 2.8, j’ai pu faire quelques bons clichés sans prétentions jusqu’au jour où … il s’est ouvert en deux au niveau de la baïonnette . J’ai pu le rafistoler mais c’était décidément vraiment une occasion. Que voulez-vous quand on est jeune bûcheron on fait avec le possible.
Ensuite est survenue la frustration des iso. Hé oui ! pellicule 100 iso , 200 iso , 400 iso , 800 iso , … selon les besoins. En animalier c’est souvent tôt le matin ou tard le soir, donc plutôt 800 iso. En paysages, portraits, macro, …c’est plutôt 100 ou 200 iso. Ce serait donc évidemment pas mal d’avoir au moins deux boitiers.
Minolta dynax 600si, petite montée en gamme par rapport au 440si qui lui était plutôt bas de gamme.

La suite est facile à comprendre, quand on dispose de deux boitiers dont un moyen de gamme et qu’en même temps on a un objectif un peu pourri, que fait-on ? Hé bien on va voir son banquier et on s’endette pour acheter son premier vrai objectif semi-pro Minolta … le 400 mm F4.5.

Là c’était une merveille d’objectif, un piqué remarquable est une ouverture déjà bien raisonnable, j’entre timidement dans la cour des grands.
Au bout d’un moment, comme je voulais aussi faire de la vraie photo macro j’ai également investi dans un Tamron 90 mm f2.8, un bel engin également.

Plus tard, à une époque où je gagnais un peu mieux ma vie, j’ai voulu acheter un nouveau boitier plus perfectionné, le dernier Konica Minolta dynax 7 car oui Minolta avait fusionné avec Konica.

Erreur Fatale ! Gros achat inutile, c’était la fin programmée de l’argentique et les débuts du numérique.
Quelques temps après que fallait-il faire ? M’acharner à garder les pellicules, ce qui coutait tout de même assez cher et qu’il fallait en plus scanner pour pouvoir utiliser ses photos sur le web, car oui ! le web devenait omniprésent.

On tient un moment, on résiste, on se dit que le numérique c’est de la merde, ça n’arrivera pas à la cheville de l’argentique…blablabla.
Et un jour, le numérique dépasse l’argentique.
Entrée dans l’ ère numérique… Minolta dynax 7D.

Alors là ! c’est noël ! Plus de péloches à compter, on mitraille à tout va, résultats immédiats, progressions fulgurantes. Et un jour noël s’arrête, car derrière tout ça il y a des disques durs et à l’époque ça coute un bras pour des disques minuscules, genre 50 Go. Donc on se calme, on respire.
J’oubliais qu’entre temps, l’envie de faire de la vidéo ne s’était pas éteinte non plus. Faire de la photo animée est plus exacte. Quelques temps plus tôt j’avais remplacé mon caméscope VHS par un caméscope Canon Hi8. On m’avait dit que le Hi8 était de qualité supérieure au VHS. Bon ! comme il s’agissait une fois de plus d’un truc bas de gamme la différence ne sautait pas aux yeux.
Nouveau cap, nouvelle ère. L’ère Sony, avec son HDR fx7 à cassette mini DV

La aussi, on fait une entrée dans la cour des grands par la petite porte. Objectif zoom optique 20 x de très bonne qualité. Quelques couacs parfois avec les cassettes mais bon.
Ensuite survient le drame …Minolta ferme boutique et revend une partie de ses billes à Sony.
Et donc logiquement quand le dynax 7D commence à sembler ringard par rapport à la concurrence, je me tourne vers Sony dont les appareils acceptent les objectifs Minolta ( les fameuses billes).
Sony Alpha 700.

Rien à redire, une merveille, un viseur hyper lumineux, une stabilisation intégrée au boitier ,un bon objectif transtandard. Je n’en ai que de bons souvenirs.
J’aimais tellement Sony que j’ai aussi craqué pour un autre boitier plus bas de gamme mais bien aussi . Le Sony Alpha 300

La quarantaine bien entamée ( vers 2010 ), coup de folie, achat d’un super téléobjectif Sigma 800mm f5.6, et entrée pas vraiment volontaire dans l’ère Canon. Comme le vendeur n’avait pas en stock un Sigma 800 en monture Sony mais qu’il en avait un en montre Canon, il me faisait le boitier Canon 7D à moitié prix.


Vers 2018 sont apparus dans ma vie le Canon 5D mark II, mon premier boitier numérique à capteur plein format, et un téléobjectif Sigma 500 mm f4.5, tous deux achetés d’occasion.


En 2025, passage des cassettes mini DV du Sony aux cartes sd du Panasonic HC X20 pour un très bon prix bradé puisque le modèle était dépassé.

Ainsi qu’une gopro hero 12 black elle aussi à prix cassé puisque modèle dépassé.

Début 2026, pour la soixantaine, pour la première fois, j’ai entre les mains un appareil photographique professionnel .
Un boitier neuf Canon 1Dx mark II, acheté au cinquième de son prix de sortie en 2016, financé en partie par la revente du 7D et 5D markII …Bingo !

Mi-2026, avec l’arrêt programmé de la téléphonie mobile 3G, obligation de changer de portable. Je remplace mon bon vieux nokia 101 par un smartphone Motorola e15 qui me permet lui aussi de faire des photos et vidéos de bonnes qualités.

En fin de compte, j’aurai toujours eu une guerre de retard, les boitiers réflex sont désormais poussés vers la sortie et sont remplacés par les boitiers hybrides.
En prenant de l’âge, le progrès technologique finit par lasser.
Dire que cette passion ne m’a pas rapporté l’ombre d’un radis.








